Tu comprendras quand tu seras plus grande

Je n’avais pas prévu de vous écrire si vite un nouveau billet LECTURE (le précédent datant de quelques jours à peine), mais je ne résiste pas à l’envie de vous parler de ce qui sera certainement mon coup de cœur littéraire du printemps 2016. Ayant déjà adoré Le premier jour du reste de ma vie, je me doutais que ce nouveau roman de Virginie Grimaldi allait me plaire. Des semaines que je fuis les critiques de livre pour ne pas me laisser influencer et que j’attends avec impatience mon cadeau de fête des mères. Et enfin, enfin, j’ai pu tourner les pages de Tu comprendras quand tu seras plus grande.

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Tu comprendras quand tu seras plus grande BreatheintheairQuand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, à Biarritz, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent : les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire. C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

Lorsque Virginie Grimaldi nous a dévoilé la 4ème de couverture de ce nouveau roman, j’ai immédiatement été interpellée par le fait que l’intrigue se déroule dans une résidence pour personnes âgées comme dans Quelqu’un pour qui trembler. Serait-ce un signe ? Ginie serait-elle mon Gilles Legardinier en jupon ? En tout cas, l’idée me plaisait. D’abord parce que j’ADORE Gilles, et se hisser à son rang dans mon cœur de lectrice n’est pas rien, et ensuite parce que notre rapport aux « anciens » est un thème qui m’émeut (sans doute parce que j’ai beaucoup appris en travaillant 18 mois à leurs côtés).

Me voilà donc, après quelques semaines d’attente (cf plus haut), à plonger toute entière dans Tu comprendras quand tu seras plus grande. Et dès les premiers chapitres, je retrouve avec bonheur le style léger et drôle de Virginie Grimaldi.

– La dame, eh ben, elle a les mêmes joues que Cookie.
La petite Héloïse, quatre ans, scrute attentivement la petite Arlette, quatre-vingt-douze ans qui, par bonheur, a oublié ses prothèses auditives.
– Qui est Cookie ? je lui demande.
– Eh ben c’est mon chien ! Il a les babines qui pendent et qui bavent, comme la mamie.
Héloïse n’a pas encore découvert la diplomatie, mais elle possède déjà un sens certain de l’observation.

Mon avis sur Tu comprendras quand tu seras plus grande

Je crois que la phrase qui résume le mieux mon ressenti à la fermeture du livre est finalement écrite en conclusion du 4ème de couv :

« Un humour décapant, des personnages attachants et une profonde humanité.
En le refermant, on n’a qu’une envie : se délecter des petits bonheurs qu’offre la vie. »

N’allez pas vous y tromper, malgré un ton léger et humoristique laissant croire que Tu comprendras quand tu seras plus grande est juste un livre spécial plage/transat, il nous emmène bien plus loin que dans la détente. Le roman nous fait réfléchir sur notre rapport à la vie, et surtout aux générations passées. Nous oublions souvent que nos « vieux » n’ont pas toujours été vieux, qu’ils ont vécu, aimé, tremblé. Qu’ils ont été nous à une autre époque.

J’ai beaucoup pensé à mes grand-mères, surtout toi mamie Jo qui me manque tant. J’ai pris en pleine face le souvenir de nos moments de complicité, avec un peu de tristesse de ne plus pouvoir les vivre, mais surtout avec beaucoup de bonheur de les avoir partagés. [J’en profite pour conseiller à mes amies Steph et Karine de prévoir les boîtes de mouchoirs si vous lisez le livre, car je sais qu’il fera remonter en vous beaucoup d’émotions]

Je pense aussi énormément à mes parents depuis que j’ai refermé Tu comprendras quand tu seras plus grande. Nous aussi nous sommes une famille où les choses ne se disent pas. Il faut savoir les lire entre les lignes. J’ai essayé de me rappeler la dernière fois où je leur ai dit les 3 mots. Je me suis rappelée avec émotion avoir glissé un mot sous le matelas de ma mère lorsque j’étais enfant. Mais depuis … ? Comme Julia, j’ai tiré une leçon : ICI ET MAINTENANT.

Je vous aime Mum, Chef.

Voilà 10 minutes que je me demande comment terminer ce billet après une telle déclaration. Le syndrome de la page blanche ? Non, juste trop d’émotion. Allez, je me reprends. Tu comprendras quand tu seras plus grande m’a confortée dans ma conviction qu’il faut profiter de chaque moment de la vie, qu’il faut arrêter de cloîtrer notre spontanéité émotionnelle et enfin qu’il faut écouter nos anciens. Car même s’ils radotent beaucoup, ils nous apprennent aussi énormément.

Et  vous, qu’avez-vous pensé de ce roman ? Vous a-t-il également fait réfléchir sur nos rapports aux « Anciens » ?

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2 commentaires

2 commentaires dans Tu comprendras quand tu seras plus grande

  1. Stéphanie
    8 juin 2016 at 20 h 52 min (1 année ago)
    Et bien quel article enthousiaste !!!!
    ça donne envie !
  2. StepHh
    10 juin 2016 at 9 h 39 min (1 année ago)

    J’ai beaucoup pensé à toi en le lisant, les mots risquent de faire remonter en toi beaucoup d’émotions mais honnêtement, il faut le lire.

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